Les Envahisseurs de l'espace, de Ishirō Honda (1970)Bienvenue sur ce nouveau blog consacré au 7ème art, et plus exactement au cinéma bis. Je n'ai pas pour but ici de faire une histoire de ce cinéma, encore moins de m'improviser critique, mais de montrer un regard personnel sur mon approche du cinéma de "seconde zone". Ici, vous ne verrez pas le dernier blockbuster américain à la mode, ni le dernier film français primé aux festivals de cinéma. Nous allons ici nous intéresser à un genre de production bien particulier, celui des séries B (voire Z dans la plupart des cas).
Le "cinéma bis" est un terme assez vague. Il regroupe des films qui se tournent en parallèle des grosses productions des studios prestigieux. A titre d'exemple concernant les Etats-Unis, à partir des années 1940-1950, ces films bis passent en double programmes, permettant ainsi aux studios de faire des bénéfices en diffusant des films à moindre coût. Diffusées dans les drive-in aux U.S.A. (on retrouve parallèlement les cinémas de quartier à Paris), ils visent un public assez jeune. Dans les films de série B, on peut retrouver les mêmes thématiques que dans un film de "prestige", mais traitées avec un budget relativement inférieur. Cela ne veut pas nécessairement dire que leur qualité soit moindre (il est parfois plus agréable de visionner un film bis légèrement décalé qu'un grosse production de studio ennuyeuse).
Ce cinéma d'exploitation en parallèle des grands studios, s'avère également très varié, puisque nous lorgnerons aussi bien du côté de la science-fiction américaine des années 1950-60 que du côté des films de monstres géants japonnais ou du cinéma indépendant européen. A défaut d'être exhaustifs, nous nous attacherons à présenter et chroniquer les films les plus représentatifs d'un réalisateur ou d'un genre en particulier.
La première réaction du public qui ne connaît ou n'aime pas ce genre de films est souvent de critiquer. Et il est bien facile de critiquer une série B bricolée et tournée à la va vite qu'un gros blockbuster bourré d'effets spéciaux. Cependant, certains de ces films bis possèdent parfois plus d'âme et de sincérité qu'un gros film ressemblant à un clip promotionnel destiné à mettre en vedette la dernière star à la mode. L'argent au cinéma n'est pas toujours gage de qualité.
A travers ce blog, ma modeste tâche consiste donc à présenter des films divers et variés du cinéma bis, et de donner un regard objectif sur ces productions souvent décriées, mais qui au final trouvent une place logique et légitime dans l'histoire du cinéma.
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